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Simon BERGER

Portrait BERGER Simon
Étudiant-(e) en doctorat
Institution(s) de rattachement : EHESS
Laboratoire(s) de rattachement : CETOBaC

Coordonnées professionnelles

simon.berger[at]ehess.fr

Directeur de thèse : Étienne de LA VAISSIÈRE

Financement : contrat doctoral de l’ENS de Lyon (2016-2019)

Sujet de thèse :
 

Structures sociales, politiques et militaires des nomades d’Eurasie centrale au Moyen Âge : l’exemple mongol au regard de la longue durée.

Cette thèse vise à étudier sur la longue durée les pratiques politiques, l’idéologie, l’organisation des populations et des territoires des nomades de la steppe eurasiatique au Moyen Âge. L’exemple de l’empire mongol, le plus documenté, sert de référent, mais il s’agit de replacer ce dernier dans le long terme de l’Eurasie centrale, en le comparant aux autres formations impériales steppiques, de l’empire xiongnu (IIIe s. av. n.è.-IIe s. de n.è.) jusqu’à l’empire timouride (1369-507), en passant par les empires türk (551-630, puis 682-742) ou ouïghour (744-840), parmi d’autres, mais également aux entités politiques nomades de plus faibles ampleurs et aux confédérations dites acéphales, tels les Oghouz ou les Qipchaq. Non pas en vue de faire la synthèse de dix-huit siècles d’histoire de la steppe. Mais afin de mettre en exergue la permanence d’une culture politique propre aux nomades durant toute la période allant de la fin de l’Antiquité aux débuts de l’Epoque moderne.

Cette culture politique de la steppe regroupe plusieurs traits identifiables d’une entité politique nomade à l’autre : une titulature nobiliaire et militaro-administrative, une organisation en unités décimales, et en deux ou trois ailes, dont l’orientation géographique porte une signification politique, qui structurent à la fois l’armée, le territoire et sa population, le recours à une aristocratie héréditaire, mise à la tête des grandes divisions militaires et administratives. Cette organisation s’adosse à une idéologie, des mythes dont la structure demeure identique, des rituels religieux et politiques, une géographie sacrée. Autant d’éléments constituant un répertoire de gouvernement propre aux nomades, et qui mettent en lumière une image autre que le stéréotype encore vivace du nomade pillard des marges barbares, contraint d’adopter la culture et les usages politiques des sédentaires conquis pour établir un pouvoir durable.

Cette recherche s’appuie d’ailleurs sur les données récentes de l’anthropologie, qui remettent en cause le concept fallacieux, et issu du schéma évolutionniste, de « tribu », pensée à la fois comme un groupe social fondé sur la parenté (réelle ou fictive) de ses membres, et comme un ensemble ethniquement homogène constituant une forme de protonation ; concept régulièrement appliqué aux nomades eurasiatiques, et les plaçant ainsi du côté de la société dite pré-étatique. En fait de tribus nomades, il s’agit de lignages aristocratiques, chacun porteur d’un nom, d’une idéologie, de tradition, et ayant une vision administrative de l’organisation de leurs sujets, avec lesquels ils ne partagent pas de parenté. L’un des enjeux principaux de cette thèse est ainsi de démontrer l’existence sur la longue durée d’un ordre aristocratique nomade, et par là même de structures étatiques dans la steppe médiévale, en mettant notamment l’accent sur l’aspect militaire, d’une importance considérable, dans l’organisation sociale et politique des nomades.  

Thèmes de recherches :
 

  • Empire mongol
  • Organisation sociale et politique des nomades
  • Rôle de l’armée dans l’appareil d’Etat

Aires géographiques :

  • Steppe eurasiatique
  • Asie centrale
  • Chine
  • Iran
  • Anatolie

Cursus :
 

2016 : Doctorat Histoire et civilisations, EHESS

2015 : Reçu au concours de l’agrégation externe d’histoire

2011-2013 : Master « Histoire et archéologie comparées des sociétés médiévales (mondes chrétiens et musulmans) », ENS de Lyon

2011 : Reçu au concours d’entrée de l’ENS de Lyon

2008-2011 : CPGE lycée Condorcet, Paris ; licence d’Histoire, Paris X-Nanterre

Publications :
 

« "Pour un anneau de ta ceinture d’or…" : Remarques au sujet des chākar sogdiens et des keshigten mongols », Turcica, 46, 2015, p. 239-256.

Enseignements :
 

2016-2018 : Doctorant chargé d’enseignement, EHESS :

  • Méthodologie de la recherche en histoire
  • Atelier « Les sources de l’histoire »
EHESS
CNRS
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