Actualités

Portraits de Kamel Boukir et Lucie Drechselova, maître et maîtresse de conférences à l'EHESS

Portrait -À l'issue de l'Assemblée électorale de l'EHESS du 7 mai 2021, ont été élus sur les deux postes ouverts à la Maîtrise de conférences :Kamel Boukir (CEMS), « Sociologie des "cités" : déviance, immigration, islam »Lucie Drechselova (CETOBaC), « Genre et engagement politique »Nous souhaitons la bienvenue à ces nouveaux collègues, et nous vous invitons à découvrir leur portrait ci-dessous. Kamel Boukir - Chaire « Sociologie des "cités" : déviance, immigration, islam » Kamel Boukir a consacré sa thèse de doctorat à La vie morale des « cités ». Il s’est penché sur l’éthique du défi et le sens de la démesure que les jeunes cultivent dans leur entre soi. Dans le but de comprendre les ressorts des hiérarchies juvéniles, il a suivi pendant plusieurs années des cohortes de jeunes d’une banlieue parisienne, issus pour la plupart de familles de migrants, depuis la bande d’adolescents à l’école et la MJC, au business de stupéfiants et aux « embrouilles », en passant par le terrain de football et la salle de jiu-jitsu. Il a ainsi dégagé les perspectives de ces jeunes dans leurs milieux de vie le long de leurs trajectoires biographiques, en remontant à la naissance de réseaux de camaraderie depuis l’enfance. Ensuite, un post-doctorat sur La référence à l’islam au quotidien lui a donné l’occasion de prolonger son enquête en se focalisant sur les différentes expériences religieuses auquel l’islam donne lieu, à la fois dans ses manifestations matérielles, rituelles et spirituelles, aussi bien dans les gestes du quotidien en contexte liturgique (prières, récitations, formules de politesse, etc.) que dans les espaces domestiques. Il a été lauréat de plusieurs bourses (Bourse d’accomplissement de la Caisse des Dépôts, Bourse de recherche contre l’antisémitisme et la xénophobie) et de prix (Prix de mobilité à UCLA, Los Angeles). En 2018, son article sur le deal de stupéfiants a été primé au concours jeunes chercheurs de la revue Déviance et société. Lucie Drechselova - Chaire « Genre et engagement politique »Mon programme de recherche mobilise la perspective genrée pour étudier les dynamiques de l’engagement politique à différentes échelles spatiales et temporelles. Il permet de penser les processus d’engagement au-delà de la dichotomie engagement-désengagement, d’évaluer les effets des recompositions du champ politique sur les trajectoires biographiques et de problématiser le lien entre répression et engagement. Je m’appuie pour ce faire sur un terrain non-européen, construit à partir de la Turquie et des espaces kurdes.Dans mes précédents travaux, je me suis intéressée aux parcours contemporains des femmes dans la politique municipale turque et kurde à travers l’étude de trois villes – Izmir, Trabzon et Diyarbakır. Le « paradoxe turc » de la moindre représentation politique des femmes au niveau local par rapport au niveau national, l’existence des branches féminines du parti gouvernemental comptant 4,5 millions de membres et la féminisation de la politique kurde visant une représentation paritaire informaient mon questionnement de départ et m’ont amené à rencontrer plus de deux cent femmes politiques et à conduire un travail ethnographique approfondi. J’ai mené ma recherche doctorale dans le cadre d’une cotutelle internationale de thèse entre l’EHESS et l’Université Charles en République tchèque. Ce double encadrement m’a permis de développer une recherche pluridisciplinaire ancrée essentiellement au sein des gender studies et de la sociologie politique avec un fort accent sur l’aire culturelle de la Turquie et des espaces kurdes. Je me suis ensuite intéressée, lors d’un post-doctorat à l’Académie des sciences tchèque, aux études sur la mémoire, ce qui m’a permis de travailler à l’intersection des études littéraires et des études sociologiques de la mémoire pour réfléchir sur les inflexions genrées de la mémoire militante.À l’EHESS, je vise à examiner les modalités d’engagement politique turque et kurde au cours des XXe et XXIe siècles. Mon approche, sociologique avec une profondeur historique, systématise la perspective genrée dans l’analyse de l’engagement politique. Ma recherche se nourrira des croisements avec d’autres aires culturelles ainsi que du dialogue interdisciplinaire mené au sein de l’École.

Lire la suite

Têtes de Turc 3.0

Échos de la recherche -Chercheur au CNRS, directeur d'études à l'EHESS sur le projet « Empire ottoman, XVIIIe-XXIe siècle : philologie et sciences sociales », directeur du Centre d’études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques (Cétobac), Marc Aymes décrit ici un exemple de ses recherches.  Tandis que j’écris ceci, tandis que vous le lisez, des milliers de personnes prêtent leur concours, infime mais décisif, au fonctionnement d’une plateforme de microworking crowdsourcing. Ce dispositif de « myriadisation du travail parcellisé » (pour emprunter la traduction proposée par Gilles Adda, Karën Fort et al.) a été mis en service par la société Amazon en 2005. Il permet de confier à des travailleurs humains des tâches restées à ce jour inaccessibles aux intelligences informatiques : traduire, transcrire, analyser, questionner, enquêter — écrire, même. Cette « main-d’œuvre globale à la demande, disponible 24h/24 et 7j/7 » (global, on-demand, 24x7 workforce) perçoit pour ce faire une rémunération plus que modique. Voilà qui permet, comme le revendique Amazon non sans quelque ironie, l’avènement d’une « intelligence artificielle artificielle » (artificial artificial intelligence) à bon prix.Ce système porte un nom qui intrigue : « Turc mécanique » (mechanical Turk). D’où sort ce Turc, et que vient-il donc faire ici ? S’agit-il de quelque cavalier des steppes d’Asie centrale, d’un conducteur de bus sillonant l’Anatolie, d’un ferrailleur d’Istanbul ? Non, les ingénieurs d’Amazon avaient un autre « Turc » en tête. Ils se sont rappelé l’automate joueur d’échecs conçu, en 1781, par l’ingénieux Johann Wolfgang von Kempelen, objet de curiosité que ses propriétaires successifs promenèrent de par l’Europe et le monde au tournant du xixe siècle. Soigneusement enturbanné, vêtu d’un caftan fourré, tenant dans sa main droite la chibouque de rigueur, ce mannequin semblait mouvoir tout seul les pièces d’échecs devant lui. Un marionnetiste invisible actionnait en réalité le tout depuis le coffre situé sous l’échiquier.De l’attraction conçue par von Kempelen, la langue allemande a dérivé le verbe argotique türken, qui signifie « falsifier » ou « truquer » (ce dernier terme ayant pour sa part, malgré la proximité phonétique, une tout autre étymologie). Qui veut tromper son monde s’emploiera à « construire un Turc » (einen Türken stellen ou einen Türken bauen) comme d’autres montent un « bateau ». Turc ici ne dénote plus un ordre de réalité que l’on décrirait par des traits distinctifs singuliers, mais connote une figure de pensée : le Turc c’est la facticité, l’archétype de l’action mécanique, ses faits et gestes renvoyant toujours, en dernier ressort, à l’ingéniosité d’une ingénierie venue d’ailleurs, qui lui reste étrangère — sans maîtrise possible. L’automate a acquis valeur idiomatique. Et c’est ainsi qu’on le retrouve aussi bien sur les plateformes numériques de l’économie-monde que dans les travaux d’un historien de l’empire ottoman.Car tout l’indique : le Turc-automate de von Kempelen était la reproduction d’un serviteur du sultan ottoman. L’homme qui lui servit de modèle, à supposer qu’il y en eut un, vécut des temps de transformations multiples et profondes — des temps de « modernisation » et « d'occidentalisation », disent les historiens d’aujourd’hui. Peut-être s’inquiéta-t-il de la « Cause de l’immobilité orientale », comme le fit quelques décennies plus tard le Français Charles Mismer, auteur oublié de Principes sociologiques (1882), dans un mémoire adressé au grand vizir ottoman ‘Alī Pacha, en collaboration avec les essayistes réformateurs iraniens Mirza Ya‘qūb Khān et Mirza Malkum Khān. Faire de l’automate joueur d’échecs un Turc, précisément, ne pouvait manquer de signifier ceci : immobile, le monde des « Turcs » (entendez : des musulmans) ne pourrait être mis en marche vers « la modernité » que sous l’égide d’un mécanisme ouest-européen.D’autres allégories que celle-là ont eu cours. La plus fameuse, imputée au tsar de Russie Nicolas ıer, faisait de l’empire ottoman « l’homme malade de l’Europe ». Toutes condensent une pensée de l’histoire, en même temps que de la distance spatiale et culturelle, demeurée vive jusqu’à nos jours : celle d’un monde dont une partie seulement maîtrise le mouvement, le reste devant se contenter, en automate, d’en reproduire mécaniquement le geste. Ainsi il n’est guère de réformes institutionnelles ou de ruptures politiques, dans l’empire ottoman ou dans les États dits « successeurs » de la dynastie ottomane dans la région, qui n’aient été décrites comme un effort d’importation de techniques de gouvernement élaborées ailleurs. Le constitutionnalisme à la tunisienne ou à l’ottomane ne pouvait résulter que de l’importation d’une pensée contractualiste tardivement héritée des Lumières européennes. L’émergence d’une pensée et d’une pratique de l’État-nation, de l’action publique, du droit ou de l’économie politique, au même titre que l’adoption de nouvelles pratiques d’écriture, de vêtement ou d’alimentation, découlaient du volontarisme d’élites « occidentalisées » ou de contacts contingents avec certaines populations européennes. Qu’il s’agisse de recensement ou de codification juridique, de statuts fonciers ou d’investissements industriels, d’alphabet, de couvre-chef ou de boisson, il n’était pas de modernité pensable qui ne procède de la Réforme, de la Renaissance et des Lumières. C’est donc fort logiquement que, pour nommer les « printemps arabes » de 2011, s’imposa la référence au « printemps des peuples » qu’avait connu l’Europe en 1848, dont ils ne pouvaient être qu’une lointaine réplique. Inversement, la superficialité de cette modernité mimétique serait la cause de tout ce que le xxe siècle, dans l’empire ottoman puis ses États « successeurs » au Moyen Orient et en Europe, compterait de fourvoiements : ainsi du génocide des Arméniens d’Anatolie en 1915-1916, ou des politiques de purification ethnique et d’ingénierie démographique mises en œuvre lors l’échange de populations de 1923 entre la Turquie et la Grèce ; ainsi de l’autoritarisme, des coups d’État militaires, de l’islamisme politique, signes de ce que la modernité de ce monde-là n’était que de convention. Longtemps après van Kempelen, le Turc est resté mécanique.  L’automate joueur d’échecs dont Amazon a choisi de perpétuer la mémoire personnifie en somme une conception différentielle des espaces et des temps qui s’est, dans le champ scientifique, nichée au cœur des études aréales. Les « aires » sont ces régions du monde qui, parce que non « occidentales », sont supposées assujetties aux termes d’une dépendance aussi bien géographique — on les place en périphérie(s) — qu’historique — on les dit en retard. Cette chronotopique de la pensée par aires a, depuis le milieu du xxe siècle, informé les structures du savoir scientifique, autant que les instruments de rationalisation géo-stratégique. En même temps que ses catégories, elle a imposé ses automatismes aux gestes de collecte et d’enquête. Ainsi, même marquée au coin d’un programme de provincialisation, la réflexion des sciences sociales sur le monde reste aisément tributaire de lieux de savoir qui situent leur tradition première en « Occident » ; c’est dans un second temps seulement, donc déjà avec retard, qu’est posée la question de l’exportation possible de ces conceptualités vers des sociétés du « dehors », porteuses d’historicités autres.Tant que le Turc restera mécanique, nous aussi serons automates. Marc Aymes, le 7 décembre 2020 Légende des illustrationsÜber den Schachspieler des Herrn von Kempelen und dessen Nachbildung : mit sieben Kupfertafeln / [Joseph Friedrich Freiherr zu Racknitz]. Leipzig / Dresden : Breitkopf, 1789, pl. 3 et 5. © Universitätsbibliothek der Humboldt-Universität zu Berlin, Historische Sammlungen: 3639 v:F8 Pour en savoir plusAdda Gilles, Fort Karën, Mariani Joseph, Lang Bernard, Sagot Benoît, « Un turc mécanique pour les ressources linguistiques : critique de la myriadisation du travail parcellisé »,  TALN 2011 - Traitement Automatique des Langues Naturelles, Montpellier, 2011Amazon Mechanical Turk, le site officielAymes Marc, « L’Empire ottoman et les monarchies arabes et musulmanes », dans Pierre Singaravélou et Sylvain Venayre (dir.), Histoire du monde au XIXe siècle, Paris, Fayard, 2017, p. 635-46.Fort Karën, « Ce qu’Amazon Mechanical Turk fait à la recherche : l’exemple du traitement automatique des langues », présentation au séminaire d’Antonio Casilli « Étudier les cultures du numérique » à l’EHESS, 7 mars 2016Kreiss Melanie, Türken, Karambolage, Arte, 25 octobre 2000 

Lire la suite

Appel à communications : Contester des Balkans à l’Asie centrale (XIIIe-XXIe siècles)

Appel à communication - Lundi 14 juin 2021 - 00:00Cette année, la Journée doctorale du CETOBaC, organisée en collaboration avec le Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes (LARHRA), propose d’offrir un espace de réflexions et d’échanges aux jeunes chercheur·euse·s qui mobilisent la notion de contestation dans leurs travaux. Cette notion suscite un intérêt grandissant dans de multiples champs de recherche, questionnant des événements aussi divers que les insurrections de soldats dans l’armée ottomane, la constitution du collectif Neue Slowenische Kunst (Nouvel Art Slovène - NSK) en ex-Yougoslavie ou l’organisation récente d’artistes ouïghours hors de Chine. Elle a également été au cœur de l’actualité politique des années 2010-2020, marquée entre autres, par les révolutions arabes, le mouvement social de Plenum en Bosnie-Herzégovine, l’occupation de la place Taksim ou encore les récentes manifestations contre Nikol Pachinian en Arménie.L’objectif de la journée doctorale est de saisir la diversité que recouvre la notion de contestation en croisant les approches disciplinaires, les méthodes et les échelles d’analyse. Quelques pistes de réflexion sont présentées ci-dessous, mais elles ne sauraient être exhaustives afin de laisser la possibilité aux doctorant·e·s de présenter l’état de la recherche en train de se faire. Le thème de la journée se veut ainsi large et ouvert, avec pour seule restriction le cadre géographique et temporel : la région allant des Balkans à l’Asie centrale entre le XIIIe et le XXIe siècle. Appréhendée comme un processus, la contestation peut se définir au sens large comme l’expression d’un refus de l’ordre établi, qui suppose argumentations, revendications et répertoires d’action. De ce fait, les propositions de communication peuvent aborder des mondes sociaux variés – politique, scientifique, religieux, artistique, militaire – selon diverses échelles – individuelles, locales, institutionnelles, nationales, transnationales – et portant sur différentes périodes historiques. Elles peuvent, par ailleurs, s’intéresser aux formes plurielles d’expression de la contestation, qu’elles soient actives, passives, explicites ou dissimulées, aussi bien qu’aux stratégies et registres d’actions qu’elles mobilisent – conduites quotidiennes, manifestations, pétitions, boycotts, grèves, pratiques artistiques – que celles-ci s’inscrivent dans un cadre légal ou non.De la même façon, les propositions peuvent porter sur l’expérience de l’engagement, sur la façon dont ses acteur·rice·s se racontent et racontent leur lutte. Elles peuvent aussi présenter les solidarités et les alliances qui se dessinent au sein de collectifs, les tensions qui peuvent y émerger, et enfin questionner les échecs ou les réussites de l’action contestatrice – approbation, abrogation, ridiculisation, marginalisation, musèlement, criminalisation de son objet ou de ses défenseur·euse·s – tout comme la redéfinition de ses fondements.Modalités de soumission : L’appel à communication est ouvert à tout·e·s les doctorant·e·s dont les travaux portent sur la région allant des Balkans à l’Asie centrale, quel que soit leur laboratoire de rattachement.Les propositions devront être envoyées avant le 15 juin 2021 à l’adresse suivante :jdcetobac2021@gmail.comElles comporteront : un titre, un résumé de la communication projetée (500 mots) ainsi qu’une brève présentation de l’intervenant·e (nom, discipline, établissement et laboratoire d’appartenance).La journée se tiendra au Centre des colloques (Campus Condorcet) le 12 novembre. Selon les mesures sanitaires en vigueur à cette date, la réunion se déroulera sur place et/ou en visioconférence.Le cas échéant, des frais de déplacement pourront être pris en charge. Les doctorant·e·s qui souhaiteraient en bénéficier sont invité·e·s à l’indiquer dans leur proposition en précisant leur lieu de résidence.Les communications pourront donner suite à une publication scientifique.Comité d’organisation : Juliette Duclos-Valois (EHESS, CETOBaC)Ewa Anna Kumelowski (EHESS, CETOBaC / Humboldt Universität zu Berlin)Caroline Montebello (EHESS, CETOBaC / Université de Genève)Salma Warscheid-Hargal (Université Lyon 2, LARHRA)

Lire la suite

C'était un samedi

Rencontre - Samedi 19 décembre 2020 - 18:00Dernière information au 11/12/2020 : compte tenu des annonces du gouvernement du 10 décembre 2020, la séance est annulée. Nous vous annoncerons les prochaines dates.Dans le cadre de son déploiement sur le Campus Condorcet à Aubervilliers, l'EHESS s'associe au théâtre de la Commune avec lequel elle partage la conviction que les regards croisés chercheurs-artistes contribuent à enrichir le questionnement de chacun et chacune. Véritable invitation à partager avec les publics l'expérience du changement de perspective qui est au cœur de notre engagement dans les sciences sociales, cette collaboration, initiée par le Centre d'études en sciences sociales du religieux (Césor), débute autour du spectacle C'était un samedi, d'Irène Bonnaud, Joseph Eliyia et Dimitris Hadzis.À la croisée de la littérature, de la musique et du documentaire, cette performance ravive la mémoire de la communauté romaniote de Grèce, la plus ancienne communauté juive d'Europe, presque disparue suite aux déportations de la Seconde Guerre mondiale. Loïc Marcou, chercheur associé à l'EHESS (Centre d'études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques - Cetobac) et spécialiste  de la littérature grecque sur la Shoah, viendra en bord de plateau à l'issue du spectacle dialoguer avec public et artistes. La jauge de la salle est limitée à 43 places. Dix places sont réservées aux membres de l'EHESS (en précisant le partenariat Césor-EHESS/théâtre de la Commune).Pour réserver :01 48 33 16 16billetterie@lacommune-aubervilliers.frEn savoir plus C'était un samedi - Μέρα Σάββατοd'Irène Bonnaud, Joseph Eliyia, Dimitris Hadzisavec Fotini BanouDu 15 au 19 décembre 2020

Lire la suite

5e Journée doctorale du CETOBaC

Journée(s) d'étude - Vendredi 6 mars 2020 - 09:00Pour la cinquième année consécutive, le CETOBaC organise une journée d'études doctorales, destinée à présenter les travaux des doctorant.e.s du laboratoire et d'ailleurs.Elle aura lieu le vendredi 6 mars, en amphithéâtre François Furet (105 boulevard Raspail, 75006) de 9h à 12h, et en salle Lombard (96 Boulevard Raspail, 75006), de 13h30 à 18h.Se voulant avant tout être un moment de discussions et d'échanges transdisciplinaires, la journée aura pour thème général : "Frontières, transitions, hybridité : regards croisés des Balkans à l’Asie centrale".Les membres du comité d'organisation : Simon Berger, Léo Maillet, Jovana Papović et Alisa Shablovskaia

Lire la suite

38e Festival international Jean Rouch - Cinéma et anthropologie

Projection-débat - Mardi 17 décembre 2019 - 16:30En raison de l'appel a la grève du 17 décembre, cet événement est reporté. Les nouvelles dates seront communiquées prochainement. Merci pour votre compréhension.Le Festival international Jean Rouch, organisé par le Comité du film ethnographique, le Musée de l'Homme et le CNRS, avec le soutien de la Région Île-de-France, tient sa 38e édition du 15 novembre au 12 décembre 2019, dans plusieurs lieux : Musée de l'Homme, Inalco, EHESS, Musée du Quai Branly - Jacques Chirac, Université Paris Nanterre, Centre national du cinéma et de l'image animée.Depuis sa création, le festival, consacré au cinéma et à l’anthropologie, est un lieu vivant de découvertes, d’échanges cinématographiques et de débat avec les réalisateurs et les chercheurs. Il est ouvert à tous et gratuit.En prolongement de cette édition, deux soirées de projections se tiendront sur le campus Condorcet les 17 et 18 décembre 2019 entre 16h30 et 20h, au Centre de colloques (auditorium 150).Programme17 décembre 201916h30 – Une nouvelle ère, Boris SvartzmanFrance, 2019, 71 mnEn présence du réalisateur anthropologue, photographeDébat animé par Isabelle Thireau, sociologue (directrice de recherche au CNRS, directrice d’études à l’EHESS), et Flora Lichaa, Centre d’études sur la Chine moderne et contemporaine - CECMC (UMR Chine, Corée, Japon - EHESS/CNRS)18h – A Lua Platz, Jérémy GravayatFrance, 2018, 97 mnEn présence du réalisateurDébat animé par Emmanuel Bellanger, historien (directeur du Centre d’histoire sociale des mondes contemporains, CHS)18 décembre 201916h30 – Knots and Holes. An Essay Film on the Life of Nets, Mattijs Van de PortPays-Bas, 2018, 73 mnM. Van de Port est anthropologue (Université d’Amsterdam)Débat animé par Ariane Zevaco, anthropologue, Centre d’études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques - Cetobac (EHESS/CNRS)18h15 – Hitch, une histoire iranienne, Chowra MakaremiFrance, 2019, 76 mnEn présence de la réalisatrice, anthropologue (Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux, Iris)Débat animé par Luc Pecquet, anthropologue (Institut des mondes africains, Imaf) Information master class à l'EHESS reportéeLa master class avec les cinéastes Marianne Dautrey et Hervé Joubert-Laurencin autour de leur film Bazin roman, initialement prévue le 10 décembre de 18h à 21h à l'amphithéâtre François Furet, est reportée au samedi 21 mars 2020, de 11h30 à 14h30, au Musée de l'Homme (auditorium Jean Rouch).Animée par Laurent Pellé, délégué général du Festival international Jean Rouch.Bazin roman, Marianne Dautrey et Hervé Joubert-LaurencinFrance, 2018, 75 mn, VOFEn 1958, le critique de cinéma André Bazin projette de réaliser un film autour des églises romanes de la Saintonge. Mais il meurt prématurément. Élégie sur des images et le temps qui reste

Lire la suite

Soutien du CETOBaC aux candidates et candidats aux concours 2020 de chargés de recherches au CNRS

Communiqué -Avis aux candidates et candidats au concours chercheurs 2020 du CNRS(English version below) Bonjour,Le concours chercheurs du CNRS est à présent ouvert. Les candidates et candidats qui souhaiteraient solliciter le soutien du Centre d’études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques (CETOBaC) au titre des sections 32, 33, 35, 36, 38, 39, 40 ou CID 53 du Comité national, sont invités à prendre rapidement contact avec l’équipe de direction du laboratoire, en adressant à avant le 12 décembre 2019 :- un projet de recherches, aussi abouti que possible ;- une lettre de motivation détaillant les liens entre ce projet et les recherches du CETOBaC ;- un CV incluant liste de publications et résumé de la thèse ;- le rapport de soutenance (si disponible) ;- une publication significative (format pdf).Les dossiers seront examinés par le conseil de laboratoire du 19 décembre prochain et les réponses communiquées aux candidat.e.s le 20 décembre. Des auditions blanches seront par la suite organisées en cas de convocation aux oraux.Le Centre d’études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques (CETOBaC, UMR 8032, CNRS / Collège de France / EHESS) organise, enseigne et valorise les recherches concernant un vaste domaine d’études, portant sur les passés et présents de la Turquie, de l’ensemble des régions autrefois incluses dans l’Empire ottoman (Balkans et Proche-Orient), et de l'Asie centrale. Il est en Europe le seul laboratoire de ce format. Sa composition est pluridisciplinaire : son effectif réunit historiens, sociologues, anthropologues et politistes.Bien cordialement,Marc Aymes--Directeur du Centre d'études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques (CETOBaC) # Dear colleagues,The French National Centre for Scientific Research (CNRS) just advertised the opening of some 250 permanent research positions in all fields, including the humanities and the social sciences.These include for instance several early career tenured positions ("chargés de recherche"):7 in ancient and medieval history,4 in early modern and modern history,4 positions in anthropology,3 positions in sociology and law,4 positions  in political science, etc.Deadline for applying is January 7, 2020, 12 pm UTC +1. (For details see "Links" below.)CNRS welcomes applications in English as well as in French. Yet before you think of applying, please be advised that interviews with shortlisted applicants are usually being held in French.Applicants for newly opened research positions at CNRS may request the Centre for Turkish, Ottoman, Balkan and Central Asian Studies (a.k.a. CETOBaC) to support their application. CETOBaC is a joint research unit of CNRS, the Collège de France and the School for Advanced Studies in the Social Sciences and the Humanities (EHESS) in Paris. Its mission is to develop and disseminate academic research on past and present Turkey, regions of the former Ottoman world such as the Balkans, the Caucasus and the Middle East, as well as Central Asia. It forms the largest European research centre of this kind fully dedicated to field research, higher education and outreach activities related to this vast field of study. CETOBaC's multidisciplinary make-up allows anthropologists, historians, linguists and social scientists to work together on common projects.If you wish to apply and request CETOBaC support please send your request to by December 12, 2019 along with the following file:- a draft research project;- a statement of purpose, explaining how your research would contribute to CETOBaC's main fields and orientations (see hyperlinks provided below);- a curriculum vitae including a list of publications and a PhD dissertation abstract.Confirmations of support will be sent to selected applicants by December, 20.Best regards,Marc Aymes--Chair of the Centre for Turkish, Ottoman, Balkan and Central Asian Studies (CETOBaC), Paris, France#Links :CETOBaC research fields: http://cetobac.ehess.fr/index.php?234CETOBaC key orientations: http://cetobac.ehess.fr/index.php?2072CNRS research positions for 2020: https://www.dgdr.cnrs.fr/drhchercheurs/concoursch/default-en.htm

Lire la suite

EHESS
CNRS
Collège de France

flux rss  Actualités

Ottomanes et Ottomans au tournant du siècle

Exposition - Lundi 28 juin 2021 - 14:45Rez-de-jardin, accès sur réservationCette exposition explore la société ottomane tardive. Elle se compose notamment d'un ensemble d'ouvrages provenant d'un don de la bibliothèque personnelle du professeur Jean Deny (1879-1963). Conçue par Meriç Tanik, charg (...)(...)

Lire la suite

Les juifs et les autres minorités dans l’Islam méditerranéen

Colloque - Mercredi 9 juin 2021 - 19:00Colloque international organisé au Musée d’art et d’histoire du judaïsme, sous la direction scientifique de Bernard Haykel, Princeton University, et de Lucette Valensi, EHESS.Colloque organisé en partenariat avec The Institute for the Transregional Study of (...)(...)

Lire la suite

Rencontres du CETOBaC 2021

Rencontre - Vendredi 18 juin 2021 - 09:30Rencontres du CETOBaC avec le Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative (LESC)Amphithéâtre Max Weber, bât. Max Weber, Campus de l’Université Paris Nanterre (ainsi qu’en visioconférence, lien communiqué sur demande à umr8032@ehess.fr)9h30-9h45 (...)(...)

Lire la suite

Plus d'actualités

Campus Condorcet / EHESS
2, cours des Humanités
93322 Aubervilliers Cedex
France

Téléphone : 01 88 12 04 11
umr8032@ehess.fr

Secrétariat/Communication/Web
Alexandra CARVALHO

Gestion financière
Delphine LESIEUR

Facebook
CETOBaC

Twitter
@CETOBaC_lab