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Alexandre POPOVIC

Portrait POPOVIC Alexandre

In memoriam
Alexandre POPOVIC
(1931 ‑ 2014)

Le 1er octobre 2014, Alexandre Popovic – Sacha pour les intimes – nous a quittés. Chercheur depuis 1978 au sein de l’équipe fondée par Alexandre Bennigsen, dont la fusion avec celle fondée par Louis Bazin donna naissance à la principale équipe française sur le monde turc, il fut membre du comité de rédaction, puis du conseil scientifique de Turcica pendant plusieurs années. Il y a aussi contribué, dès 1971, avec des articles et des comptes rendus. Sa disparition à l’âge de 83 ans a suscité de très nombreuses réactions, tant son œuvre et sa personnalité ont marqué par leur caractère hors du commun.

Hors du commun son œuvre l’est parce qu’elle s’est située à la croisée de plusieurs champs disciplinaires – islamologie, turcologie, balkanologie – et parce qu’elle s’est aussi largement déployée dans une dimension collective, peut-être en raison de son amour des sports collectifs – football et basket-ball, dans lesquels il avait excellé.

Né et formé à Belgrade, en Yougoslavie, il suivit des études de philologie orientale auprès de Fehim Bajraktarević qu’il considérait comme le « pionnier de l’orientalisme yougoslave ». Puis, ayant réussi à quitter la Yougoslavie titiste en 1954 pour fuir ce régime communiste – à une époque où la chose était extrêmement difficile –, il obtint un diplôme d’arabe littéral à l’École des langues orientales vivantes en 1957. Tout en continuant à faire une multitude de « petits boulots » pour survivre, il rédigea ensuite, sous la direction de Charles Pellat, une thèse dans le domaine de « l’islam classique », sur la révolte des Zandjs en Irak au IIIe/IXe siècle, soutenue en 1965[1]. Ceci lui permit d’entrer au CNRS, comme collaborateur technique du grand spécialiste de l’islam et du Proche-Orient Maxime Rodinson, charge qu’il exerça pendant plus de dix ans, de 1967 à 1977. C’est ainsi qu’il eut l’occasion de suivre les cours de M. Rodinson, de parcourir les bibliothèques pour lui, de faire des fiches, des index ou de l’accompagner dans divers déplacements. Dans l’introduction de son livre Marxisme et monde musulman, M. Rodinson écrivait ainsi : « Je dois ma reconnaissance spéciale à mon “collaborateur technique”, Alexandre Popovic, qui a poursuivi avec zèle et intelligence dans les bibliothèques bien des recherches de détail permettant à ce livre de gagner en précision et en exactitude sur de nombreux points[2]. »

En dépit de cette trajectoire « islamologique classique », au moment où il devenait chargé de recherche au CNRS en janvier 1978, quittant ainsi le poste qu’il avait auprès de M. Rodinson, il avait déjà commencé à explorer une autre voie que peu avaient empruntée jusque-là, et jamais de façon aussi systématique qu’ilnel’envisagera lui-même. Dès l’époque de ses études belgradoises, il avait en effet eu l’idée de se placer au croisement de l’islamologie, de la balkanologie, des études slaves et de la turcologie, en s’intéressant à l’histoire del’islam et aux musulmans de la Yougoslavie et des Balkans, ainsi qu’à l’orientalisme yougoslave[3]. Dans son premier texte programmatique sur le sujet, présenté au Congrès international d’arabisants et d’islamisants tenu à Bruxelles en 1970 et publié un an plus tard[4], il soulignait ainsi à quel point cet islam avait été pratiquement ignoré par les islamisants, généralement non slavisants et surtout focalisés sur le monde musulman « classique », quand les historiens locaux avaient souvent adopté des biais idéologiques ou avaient été victimes de leur méconnaissance de l’islam et que leurs collègues islamologues de la région avaient préféré, eux aussi, s’intéresser au monde musulman classique.

Il n’eut de cesse de creuser ce sillon, notamment grâce à la possibilité qui lui fut donnée d’animer deux séminaires : à partir de 1973, le séminaire « Histoire moderne et contemporaine des musulmans balkaniques » à la VIe section de l’École pratique des hautes études (EPHE) qui devait devenir l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) ; à partir de 1975, le séminaire « Cultures musulmanes balkaniques » qu’il anima à la IVe section de l’EPHE. Outre de multiples articles, le travail sur l’histoire des musulmans balkaniques aboutit à un opus magnum qui fut aussi sa thèse d’État, soutenue à Aix-en-Provence en 1985, sous la direction de Robert Mantran. Ce livre, intitulé L’islam balkanique : les musulmans du sud-est européen dans la période post-ottomane et publié par l’institut de balkanologie de Berlin, devint une bible pour ceux qui se lancèrent dans ce champ à sa suite. Mais s’il ne cessa de faire œuvre d’initiateur, c’est aussi parce que son intérêt se démultiplia dans différents domaines : la littérature, la presse, les rapports entre islam et politique, les confréries mystiques musulmanes, les conversions et, dans les dernières années, la magie.

Sa méthode était toujours la même : collecter des données à travers la bibliographie existante et les sources ou sur le terrain, les mettre sur des fiches par auteur, par thème, par lieu, etc., afin de restituer, grâce à cette base de données non informatisée, une image, fût-elle parcellaire, « de ce que l’on sait », sans faire d’extrapolation, ni d’interprétation idéologique ou théorique. Il se disait un « paysan du Danube » labourant son champ. Il voulait ainsi rejeter les idéologies et les apologies « hors champ ». Chercheur infatigable, il arpentait les bibliothèques – moins fréquemment les archives – dans tous les pays de la région – Hongrie, Roumanie, ex-Yougoslavie, Grèce, Turquie, Bulgarie, Albanie –, mais aussi d’Europe, en particulier en Allemagne et en Autriche, où les fonds sur le sud-est européen sont très riches, voire en Finlande. À Vienne, il alla même jusqu’aux fins fonds d’une bibliothèque de médecine pour trouver des écrits sur la magie dans les Balkans. Il avait aussi arpenté le terrain, notamment, mais pas seulement, lorsqu’il travaillait sur les confréries mystiques musulmanes, faisant, avec ses amis Dušan Tasić, Balša Mladenović et d’autres, des « tournées de derviches ».

Car son travail fut rarement solitaire. De fait, peut-être par humilité, mais surtout guidé par un esprit qui voyait large, il avait d’emblée envisagé la recherche comme dépassant la force d’un seul homme, et donc comme collective. Dans son premier article sur la littérature ottomane des régions yougoslaves paru en 1971, il affirmait qu’il fallait « renoncer définitivement à des entreprises individuelles toutes vouées à l’échec à l’avance et cela quelles que soient la valeur et les compétences du chercheur et entreprendre une étude collective dans le cadre d’une Université ou d’un Institut »[5]. Il présentait ensuite un véritable programme : dresser une liste biobibliographique des auteurs à étudier, susciter l’écriture d’articles et de thèses sur ces auteurs ou de travaux de dépouillement de textes, de catalogues et d’ouvrages, pour aboutir à la rédaction d’un dictionnaire biobibliographique, revenir ensuite à des analyses plus poussées et, dans une ultime étape, faire des études comparatives afin de comprendre ce que représentait véritablement cette littérature ottomane provinciale. Il était pourtant sceptique quant à la possibilité de réaliser un tel programme, notamment en raison du petit nombre d’orientalistes yougoslaves.

Si cette entreprise collective sur la littérature ne vit effectivement jamais le jour – comme il le constatait vingt-cinq ans plus tard lorsque le texte fut republié dans un recueil de ses articles – il eut d’autres occasions de promouvoir et d’animer des recherches collectives. Ce fut à partir du début des années 1980 – en 1982 plus exactement – que la « grande aventure » du programme de recherche sur le monde musulman périphérique fut lancée avec Marc Gaborieau et Denys Lombard, qu’il avait rencontrés grâce à Olivier Carré. Ce dernier avait en effet animé, avec Michel Seurat au milieu des années 1970, un groupe de travail pluridisciplinaire sur l’islam et l’État, qui se réunissait au Centre d’études et de recherches internationales. Pour Alexandre Popovic – Sacha –, cela avait été l’occasion d’échanger avec des spécialistes des mondes arabe, iranien et turc contemporains, mais aussi de l’islam en Chine, en Asie du Sud-Est, dans le sous-continent indien et en Afrique. Quelques années plus tard, ils eurent ensemble l’idée d’organiser à l’EHESS, où D. Lombard était responsable des Aires culturelles, une première table ronde sur les ordres mystiques, entre chercheurs travaillant sur le monde musulman, « afin d’aboutir à une vue générale de la question par la confrontation des enquêtes menées sur les terrains particuliers »[6]. Avec Gilles Veinstein, qu’il avait « embarqué » dans cette aventure, il en publia les actes. Surtout, à partir de 1983, il devint coresponsable du groupe de recherche « La transmission du savoir dans le monde musulman périphérique » et à partir de 1986 du programme de recherche interdisciplinaire sur le monde musulman périphérique qui lui fit suite. Dans ce cadre, avec Marc Gaborieau, mais aussi avec d’autres comme Denys Lombard, Marcel Bonneff, Jean-Louis Triaud, Nicole Grandin et Pierre Labrousse, il fut l’une des chevilles ouvrières d’un travail collectif de longue haleine qui s’est articulé autour de colloques et de tables rondes (sur les confréries mystiques musulmanes, les madrasa, le culte des saints), autour d’un séminaire qu’animait M. Gaborieau, d’un dictionnaire biographique des savants et des grandes figures du monde musulman périphérique aux XIXe et XXe siècles (dont ne parurentmalheureusement que quelques fascicules) et d’une lettre d’information (vite appelée la « Lettre verte » en raison de sa couleur). C’est lui d’ailleurs qui composait minutieusement de façon artisanale cette publication de « working papers » avant la Lettre. Au-delà des publications qui en résultèrent, parmi lesquelles l’ouvrage de synthèse sur les confréries mystiques musulmanes (Les voies d’Allah, qu’il codirigea avec G. Veinstein), les fruits de cette entreprise unique résidèrent dans la constitution d’un réseau dans lequel furent aussi intégrés des chercheurs étrangers et de jeunes chercheurs pour lesquels ces dynamiques à la fois comparatistes et globales devenaient ainsi plus naturelles.

Ces dynamiques lui permirent d’apporter lui-même de nombreuses études sur les tarikat dans les Balkans ottomans et postottomans, mais aussi sur les partis politiques, sur la littérature des musulmans des Balkans à l’époque ottomane, sur leurs institutions jusque dans la période postottomane (vakf, madrasa), sur la magie ou encore sur le pèlerinage à la Mecque[7]. Il s’intéressa également beaucoup à la presse, non seulement en tant que source, mais aussi en tant qu’objet. Bien avant les campagnes de numérisation rendues possibles par les progrès technologiques, il avait tenté de convaincre différentes institutions du bien-fondé d’une entreprise de sauvegarde de la presse des musulmans des Balkans. Parallèlement, nous avions commencé, lui et moi, à travailler à un ouvrage répertoire sur cette presse des musulmans des Balkans, que nous avons malheureusement laissé de côté, nous faisant happer par d’autres chantiers.

L’une des dernières entreprises qu’il a menées illustre encore cette force motrice qu’il a été. Il s’agit de la bibliographie raisonnée sur les conversions à l’islam en Asie Mineure et dans les Balkans, qu’il a éditée avec Gilles Grivaud. À l’occasion d’un séminaire organisé par ce dernier à l’École française d’Athènes en 1997, il avait en effet poussé, non pas à la publication des actes de la rencontre, mais à l’élaboration d’une bibliographie raisonnée qui permettrait de porter à la connaissance de la communauté scientifique la très riche production sur le sujet parue en différentes langues souvent confidentielles et souvent dans des ouvrages ou revues difficilement accessibles. Pour cela, il avait mis à la disposition des uns et des autres les références qu’il avait déjà collectées sur ces « fameuses fiches », charge à eux de compléter et de faire les notices. Plus de 800 de ces notices furent ainsi rassemblées et présentées dans un ouvrage paru en 2011, qui s’impose désormais comme un précieux outil à la disposition des chercheurs.

Dans les dernières années, toujours dans un esprit de partage, d’ouverture et de confrontation, il voulut aussi conjuguer ses efforts avec Constant Hamès, spécialiste de l’islam africain, en lui proposant d’animer ensemble le séminaire qu’il consacrait désormais à la magie. Ceux qui y ont assisté jusqu’en 2012 ont ainsi pu comprendre les circulations, les similitudes et les spécificités de certaines pratiques magiques en islam, comme la confection de talismans, dans des contrées aussi éloignées que la Mauritanie et les territoires yougoslaves.

Ce « jouer collectif », on le retrouve aussi dans sa collaborationà desrevues bibliographiques (Abstracta islamica, Türkologischer Anzeiger, Les Livres) ou à des encyclopédies telles que l’Encyclopédie de l’islam. Il y était sollicité aussi parce qu’il avait rapidement acquis une reconnaissance internationale à travers ses interventions dans les congrès et ses publications. Il recevait de nombreuses invitations qu’il aimait à honorer – il fut notamment fellow au Wissenschaftskollegde Berlin en 1993-1994. Les nombreuses traductions de ses ouvrages et articles (en turc, en serbocroate, en italien, en albanais, en allemand, en anglais, en espagnol, en malais) sont également le reflet du rayonnement scientifique international qu’il avait acquis comme spécialiste de l’islam balkanique.

Tout cela aurait difficilement été possible si sa personnalité n’avait pas été également hors du commun. Car sa force venait de là : de ces compétences multiples, mises au service d’une volonté de défricher des champs nouveaux, et de cette large vision dont j’ai parlé, mais aussi d’un enthousiasme, d’un dynamisme, d’une ténacité qui lui ont permis, seul ou avec d’autres, de lancer des programmes de recherche et de fédérer. Sa profonde gentillesse et son humanité, son humour et sa bonne humeur faisaient qu’il pouvait faire bouger, arrondir les angles entre les uns et les autres, faire se réunir ceux qui, sans lui, n’auraient peut-être pas uni leurs efforts. Il encourageait tous ceux qui avaient quelque chose à apporter, tous ceux qui se lançaient dans la voie de la recherche, tous, à quelque stade qu’ils fussent. Il écoutait, savait choisir les mots qui encouragent, font réfléchir.

Par son ouverture, par son humilité – repérable aussi bien dans ses écrits que dans son comportement –, par son sourire, il attirait, il nouait le contact, se faisait des amis. Les colloques et les séminaires furent ainsi pour lui autant d’occasions d’échanger tant scientifiquement qu’humainement. Comme dans le sport, la « troisième mi-temps », c’est-à-dire les moments passés à la table d’un café ou d’un restaurant, était pour lui tout aussi importante pour l’échange, intellectuel comme humain. Il savait aller à la rencontre des autres aussi sur le terrain. Il n’oubliait pas d’acheter des paquets de cigarettes pour les laisser sur les tombes des saints ou les offrir dans un tekke, comme il n’oubliait pas d’apporter des bonbons aux enfants des collègues chez lesquels il allait dîner, même lorsque ceux-ci avait passé l’âge des sucettes, histoire de faire durer la « tradition ». Car l’humour était aussi l’un des ressorts de sa façon d’être en société. Il avait l’art de conter des histoires, transmettant notamment les blagues qui circulaient dans la Yougoslavie communiste. Son ouverture était aussi due à ses autres intérêts : le sport, le cinéma, la découverte des pays et des gens. Lui qui aimait le cinéma, il aurait d’ailleurs pu reprendre le message que le metteur en scène géorgien Otar Iosseliani a essayé de faire passer dans ses films : apprendre à cultiver son bonheur, consacrer son existence à se donner du plaisir et à en donner aux autres, s’asseoir autour d’une table, dire aux gens des choses agréables[8]. Avec son « r » roulé, qui nous rappelait que devenu Français il était resté Serbe, il aurait dit « bravo youpi ! » pour terminer et pour nous encourager à continuer.

Nathalie Clayer

Principales publications

Ouvrages
 

La révolte des esclaves en Irak au IIIe/IXe siècle, Paris, Geuthner (coll. Bibliothèque d’études islamiques VI), 1976, 218 p. ‑ version anglaise : The Revolt of African Slaves in Iraq in the 3rd/9th Century, Princeton, Markus Wiener Publishers (coll. Princeton Series on the Middle East), 1998, xiv + 207 p.

L’islam balkanique : les musulmans du sud-est européen dans la période post-ottomane, Wiesbaden, Osteuropa-Institut an der Freien Universität Berlin – Otto Harrassowitz Verlag(coll. Balkanologische Veröffentlichungen XI), 1986, xii + 493 p. ; 2e éd. :Istanbul, Isis (coll. Les Cahiers du Bosphore LII), 2009, xii + 493 p. ‑ version turque : Balkanlarda İslâm, Istanbul, İnsan Yayınları, 1995, 506 p. ‑ version albanaise : Islamizmi ballkanik: myslimanët e Europës Juglindore gjatë periudhës pasosmane, Tirana, Dituria, 2006, 545 p.

Les musulmans yougoslaves (1945‑1989) : médiateurs et métaphores, Lausanne, L’Âge d’Homme, 1990, 67 p. ‑ version serbe : Jugoslovenski muslimani (1945-1989): posrednici i metafore, Belgrade, Akvarijus(coll. Biblioteka «Misterije politike»), [1990], 53 p.

Un ordre de derviches en terre d’Europe (La Rifâ‘iyya), Lausanne, L’Âge d’Homme, 1993, 159 p.

Recueils d’articles
 

Les derviches balkaniques hier et aujourd’hui, Istanbul, Isis (coll. Analecta isisiana IX), 1994, xi + 372 p.

Lesmusulmans des Balkans à l’époque post-ottomane : histoire et politique, Istanbul, Isis (coll. Analecta isisiana XI), 1994, vi + 373 p.

Cultures musulmanes balkaniques, Istanbul, Isis (coll. Analecta isisiana XIII), 1994, 281 p.

Direction d’ouvrages
 

Les ordres mystiques dans l’islam : cheminements et situation actuelle, colloque international de Paris, 13-14 mai 1982, Paris, éd. de l’EHESS (coll. Recherches d’histoire et de sciences sociales XIII), 1986, 324 p. ‑ version turque : İslâm Dünyasında Tarîkatlar(Gelişmeleri ve Aktüel Durumları), Istanbul, Sûf Yayınları, 2004, 610 p. (avec Gilles Veinstein).

Naqshbandis : cheminements et situation actuelle d’un ordre mystique musulman, Actes de la table ronde de Sèvres, 2-4 mai 1985, Istanbul-Paris, Isis (coll. Varia turcica XVIII), 1990, 750 p. + 1 f. de pl. (avec Marc Gaborieau et Thierry Zarcone).

Presse turque et presse de Turquie, Actes des colloques d’Istanbul, 23-24 mai 1985, 13-14 mai 1986, 25 mai 1987, Istanbul, Isis (coll. Varia turcica XXIII), 1992, iii + 366 p. (avec Nathalie Clayer et Thierry Zarcone).

Revue des études islamiques LX/1 (1992) : Bektachiyya, études sur l’ordre mystique des Bektachis et les groupes relevant de Hadji Bektach, xii + 468 p. ; 2e éd. : Istanbul,Isis, 1995, xii + 476 p. (avec Gilles Veinstein).

Les voies d’Allah : les ordres mystiques dans l’islam des origines à aujourd’hui, Paris, Fayard, 1996, 711 p. ‑ version espagnole :Las sendas de Allah: las cofradías musulmanas desde sus orígenes hasta la actualidad, Barcelone, Edicions Bellaterra(coll. Biblioteca del Islam contemporáneo, serie Ibn Jaldún), 2000, 831 p. (avec Gilles Veinstein).

Melâmis–Bayrâmis : études sur trois mouvements mystiques musulmans, Istanbul, Isis, 1998, viii + 326 p. (avec Nathalie Clayer et Thierry Zarcone).

Archives de sciences sociales des religions 115 (2001) :Islam et politique dans le monde (ex-) communiste, 201 p. (avec Marc Gaborieau).

Les conversions à l’islam en Asie Mineure et dans les Balkans aux époques seldjoukideet ottomane : bibliographie raisonnée (1800‑2000), Athènes, École française d’Athènes (coll. Mondes méditerranéens et balkaniques III), 2011, viii + 904 p. (avec Gilles Grivaud).

 


[1] ‘Alî b. Muhammad et la révolte des esclaves à Basra (869‑883/255‑270h), thèse ronéotypée, Paris, 1965, 4o, iii + 280 p., carte ; avec un Index général par Milan Popović, 1966, 1 fasc. in 8o, 45 p. ; résumé paru dans les Annales de l’université de Paris 37/1(1967), p. 84‑85.

[2] Rodinson (Maxime), Marxisme et monde musulman, Paris, Le Seuil, 1972, p. 22.

[3] Dans son introduction auxMusulmans des Balkans à l’époque post-ottomane, il explique qu’il a commencé dès cette époque à faire des fiches sur l’histoire moderne, avant tout postottomane, des communautés musulmanes balkaniques (cf. p. 1, n. 3). Références bibliographiques complètes de ses ouvrages principaux à la fin de la présentenote.

[4] Cf. « Problème d’approche de l’islam yougoslave », Correspondance d’Orient 11 (1971), p. 367‑376, republié dans Les musulmans des Balkans, p. 57‑65 (cf. p. 61‑63).

[5] Cf. « La littérature ottomane des musulmans yougoslaves : essai de bibliographie raisonnée », Journal asiatique CCLIX/3‑4 (1971), p. 309‑376, republié dans Cultures musulmanes balkaniques, p. 79‑141 (cf. p. 91).

[6] Veinstein (Gilles), « Avant-propos », dans Les ordres mystiques dans l’islam, p. 9.

[7] On peut se reporter de façon commode à ses recueils d’articles, dont les références figurent ci-après, sauf pour sa production sur la magie pour laquelle nous envisageons avec C. Hamès de publier un nouveau recueil.

[8] Cf. Bitoun (Olivier), « 4 films géorgiens de Otar Iosseliani », URL : www.dvdclassik.com/critique/avril-iosseliani (dernier accès : 08/12/2014).

 

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